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Modèles prédictifs 3D pour anticiper l’agressivité du cancer du rein


​​​​​Des chercheurs du CEA-Irig/Biosanté/IMAC​ ont développé des modèles 3D de carcinome rénal qui reproduisent fidèlement l’agressivité tumorale.  Ces modèles constituent des outils prédictifs prometteurs pour évaluer la progression métastatique et la réponse aux traitements.​​

Publié le 26 mai 2026

​Le carcinome rénal* (RCC) est caractérisé par une forte hétérogénéité tumorale, tant au niveau moléculaire que fonctionnel. Cette diversité complique la prédiction du potentiel métastatique des tumeurs* et limite l'efficacité des stratégies thérapeutiques personnalisées. Dans ce contexte, il devient essentiel de développer des modèles expérimentaux capables de reproduire fidèlement à la fois les propriétés intrinsèques des cellules tumorales et leur interaction avec le microenvironnement.

Dans cette étude, les chercheurs ont eu l'idée de combiner plusieurs systèmes expérimentaux complémentaires — modèles in vitro 2D/3D et modèles in vivo — afin de caractériser le comportement invasif de trois lignées de carcinome rénal : RCC10, RCC7 et 786-O.

L'originalité de cette approche repose sur :

  • l'utilisation de modèles in vitro 3D avancés (sphéroïdes*),
  • la validation croisée in vivo dans plusieurs modèles (poisson zèbre, membrane chorioallantoïque*, souris),
  • la mise en perspective de valider les résultats sur des tumeurs de patients (tumoroïdes*).

 

Figure: Les modèles 3D de carcinome rénal sont corrélés au potentiel métastatique observé in vivo, permettant une prédiction fonctionnelle de l’agressivité tumorale.
© CEA-Irig/Biosanté/IMAC/O. Filhol-Cochet​

Les chercheurs ont montré que les modèles 3D (sphéroïdes et tumoroïdes) sont corrélés aux différences d'agressivité observées in vivo et constituent donc des outils prédictifs prometteurs pour la progression métastatique et la réponse aux traitements.

Grâce à cette approche et à cette avancée permettant une prédiction fonctionnelle de l'agressivité tumorale, ces tumoroïdes vont pouvoir être utilisés pour évaluer la réponse aux traitements, et permettre de s'orienter vers une médecine de précision et personnalisée.

carcinome rénal: tumeur rénale maligne primitive.
​potentiel métastatique des tumeurs* : propagation de la tumeur de l'endroit où elle est initialement apparue à une autre partie du corps.
sphéroïde* : agrégat tridimensionnel de cellules cultivées in vitro, généralement formé à partir d'une lignée cellulaire.
tumoroïde* : modèle 3D dérivé directement d'une tumeur (biopsie ou pièce opératoire), qui reproduit plus fidèlement l'architecture et l'hétérogénéité tumorale.
membrane chorioallantoïque* : structure extra-embryonnaire de poulet très vascularisée qui est une alternative aux modèles de souris permettant une visualisation directe du développement de tumeur.​

Tutelles UMR : INSERM/UGA/CEA.

Financements : L'INSERM, le CEA, la section de l'Isère de la Ligue contre le cancer, l'Université Grenoble Alpes, le Centre hospitalier universitaire de Grenoble-Alpes (CHUGA) et le Groupement des entreprises françaises dans la lutte contre le cancer (GEFLUC). VA bénéficie du soutien de la PUI (Pôle universitaire d'innovation de Grenoble, France 2030). Nous remercions le LabEX GRAL, un programme de l'École doctorale en chimie, biologie et santé de l'Université Grenoble Alpes (ANR-17-EURE-0003) (ANR-10-LABX-49-01). Ces travaux ont bénéficié d'un financement public géré par l'Agence nationale de la recherche dans le cadre de France 2030 (ANR-21-MATP-1002). 

Collaborations : Tumor Biomechanics Lab INSERM UMR_S1109 Strasbourg,  France; Université de Strasbourg France, Fédération de Médecine Translationnelle de Strasbourg (FMTS), Équipe Labellisée Ligue Contre le Cancer Strasbourg France (LN-B ; NO ; JGG);

Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes, Grenoble, France (J-L D).


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