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Fait marquant | résultat scientifique

Nouvelle piste thérapeutique pour la pré-éclampsie


​​​​​​La pré-éclampsie est l'une des pathologies les plus graves de la grossesse. Des chercheurs de l'Institut ont ​démontré que l’antagonisation du récepteur PROKR2 des prokinéticines réduit significativement les symptômes de la pré-éclampsie.​

Publié le 13 mars 2025

La pré-éclampsie est une pathologie qui concerne entre 2 et 8 % des grossesses. Elle se manifeste par l’apparition de symptômes chez la mère dès 20 semaines d’aménorrhée, notamment une hypertension, une protéinurie (présence de protéines dans les urines) et des atteintes du système vasculaire maternel touchant divers organes, y compris le cœur et le cerveau.
À ce jour, aucun traitement ne permet de soulager ces symptômes ni de guérir cette pathologie, à l'exception de l'interruption de la grossesse, ce qui peut entraîner des accouchements prématurés. Parmi les causes de la pré-éclampsie, la mutation génétique du facteur de transcription STOX1 a été identifiée. 

Dans ce contexte, une équipe de recherche de l'Irig a utilisé un modèle de souris gestante portant cette mutation afin d'étudier les mécanismes de la pathologie et d'explorer de nouvelles pistes thérapeutiques basées sur l’inhibition du récepteur PROKR2 des prokinéticines, famille de protéines impliquées dans le développement du placenta.


Le modèle de souris gestante hétérozygote pour le gène STOX1 a permis de générer deux formes distinctes de pré-éclampsie. La première, représentative de la pré-éclampsie d’origine placentaire (fœtus hétérozygote STOX1), et la seconde représentative de la pré-éclampsie d’origine maternelle (fœtus normal et environnement pré-éclamptique).
Les chercheurs ont testé les effets de PKRA, un antagoniste de PROKR2, sur l’atténuation des symptômes des deux formes de pré-éclampsie. Ce traitement réduit l’hypertension et la protéinurie dans les deux formes. De plus, son efficacité est plus marquée lorsque la pré-éclampsie est d’origine maternelle. Enfin,  le traitement in vitro par PKRA atténue les lésions de l’intégrité vasculaire induites par la surexpression du gène STOX1.

Cette étude propose un nouveau traitement de la pré-éclampsie basé sur l'inhibition du récepteur PROKR2, offrant des perspectives pour traiter les altérations vasculaires associées à cette pathologie.


Financements
Inserm Transfert

Collaborations

  • institut Cochin
  • CEA Saclay
  • Université de Melbourne

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